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"Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle." (Jn 3.16, Semeur 2015) "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais." (Jn 11.25-26) Un blog proposé par Jérôme CHAMBRON alias Zénas Nomikos (Tite 3.13).
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mardi 1 septembre 2026
L'Église catholique et le droit à la liberté religieuse
Oui. C’est en 1965, avec le concile Vatican II, que l’Église catholique a formulé de manière solennelle et explicite la reconnaissance du droit à la liberté religieuse.
Le texte fondamental est la déclaration Dignitatis humanae, promulguée le 7 décembre 1965.
Elle affirme notamment que :
« La personne humaine a droit à la liberté religieuse. »
Cela signifie que nul ne doit être contraint d’agir contre sa conscience en matière religieuse, ni empêché d’agir selon sa conscience, dans les limites de l’ordre public juste.
Mais il faut apporter une nuance historique importante
Cela ne signifie pas que l’Église catholique aurait auparavant enseigné simplement : « il est interdit d'avoir une autre religion ». La question est beaucoup plus complexe.
Avant Vatican II, le magistère catholique distinguait notamment :
- la vérité religieuse : l’Église catholique considère qu'elle possède la plénitude de la vérité révélée ;
- la liberté de conscience : notion qui pouvait être admise sous certains aspects ;
- la liberté religieuse comme droit civil universel : c'est précisément cette dernière formulation qui a connu une évolution majeure.
Au XIXᵉ siècle, certains documents pontificaux, notamment Mirari vos (1832) de Grégoire XVI et surtout Quanta cura (1864) de Pie IX, rejetaient certaines conceptions libérales de la « liberté de conscience et de culte ». Il y a donc une réelle différence de formulation et d'accent entre le magistère du XIXᵉ siècle et Dignitatis humanae.
Ce que Vatican II affirme exactement
Dignitatis humanae fonde la liberté religieuse non pas sur l'idée que toutes les religions seraient également vraies, mais sur la dignité de la personne humaine :
la personne ne doit pas être contrainte dans le domaine religieux.
Et c'est très important : Vatican II ne dit pas que l'Église renonce à sa prétention à la vérité.
On peut donc résumer ainsi :
Avant 1965 : l'Église défend la vérité catholique et peut admettre certaines formes de tolérance religieuse, mais elle ne formule pas la liberté religieuse comme un droit humain universel de la manière où Vatican II le fait.
Depuis 1965 : l'Église reconnaît explicitement un droit civil à la liberté religieuse, fondé sur la dignité humaine, tout en continuant d'affirmer que la vérité subsiste dans l'Église catholique.
C'est justement ce qui a suscité les débats sur la continuité ou la rupture entre le magistère préconciliaire et Dignitatis humanae.
Sagesse populaire : Le mieux est l’ennemi du bien
Source et de plus :
L'expression « La corruption du meilleur engendre le pire » (en latin : Corruptio optimi pessima)
Extrait belge d'un commentaire de la Bible :
"Mais attention, donc: corruptio optimi pessima! Quelquefois, des mercenaires se présentent en prétendant agir au nom du Christ pasteur, du Christ passeur. Ils sont, disent-ils, mandatés par lui, choisis, élus, et souvent leur aura charismatique en est le signe. Et leur succès semble également témoigner pour eux! Sauf que… au lieu de conduire vers la Vie, ils viennent pour "voler, égorger, faire périr" et ils emmènent les pauvres brebis trompées vers la mort. Ils pouvaient bien ressembler pourtant à de vrais pasteurs - il s’en fallait d’un cheveu mais, au lieu d’offrir la liberté "d’entrer et sortir et trouver un pâturage", ils n’ont pu offrir que la désolation d’un enfermement, que les affres d’une mort psychique et spirituelle. Ce qui aurait dû être source de Vie est devenu un poison, pire que la médiocrité d’une vie banale: oui, corruptio optimi pessima! Il n’y a pas pire perversion que celle de la Vie la meilleure, que celle de la Vie chrétienne promise et espérée."
Source :
De gré ou de force, ces papes qui ont résidé en France
https://fr.aleteia.org/2026/08/31/de-gre-ou-de-force-ces-papes-qui-ont-reside-en-france/
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