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samedi 8 août 2026

Brillant commentaire de la prière du Notre Père par ChatGPT

fais-moi un commentaire de la prière du Notre Père

Bien sûr. Le Notre Père est à la fois la prière chrétienne par excellence et une véritable école de prière : Jésus ne donne pas seulement une formule à réciter, il nous apprend comment nous tenir devant Dieu, ce que nous devons désirer et comment nous situer les uns par rapport aux autres.

1. « Notre Père qui es aux cieux »

Le premier mot est déjà extraordinaire : « Père ».

Jésus nous autorise à nous adresser à Dieu avec une proximité filiale. Dieu n'est pas simplement le Créateur tout-puissant, le Juge ou le Maître de l'univers : il est Père.

Mais Jésus dit « notre » Père, et non « mon Père ». La prière chrétienne n'est donc jamais purement individualiste. Même lorsque je prie seul dans ma chambre, je prie avec et pour mes frères et sœurs.

Le mot « Père » exprime la confiance ; le mot « aux cieux » rappelle en même temps la transcendance de Dieu. Dieu est proche, mais il n'est pas notre égal. Il est le Père tout-puissant devant lequel nous demeurons dans l'adoration.


Les trois premières demandes : Dieu d'abord

Il est très significatif que les premières demandes du Notre Père ne concernent pas nos besoins personnels.

Jésus nous apprend à commencer par Dieu.

2. « Que ton nom soit sanctifié »

Le nom représente Dieu lui-même, sa personne, sa réputation et sa gloire.

Demander que le nom de Dieu soit sanctifié, c'est demander :

Que Dieu soit reconnu comme Dieu et honoré comme il le mérite.

Cela commence par nous-mêmes : que notre vie ne déshonore pas le nom que nous invoquons.

Mais c'est également une demande concernant le monde : nous souhaitons que les hommes découvrent qui est véritablement Dieu et lui rendent gloire.

Il y a donc ici une dimension missionnaire : « Seigneur, fais que ton nom soit connu, aimé et honoré. »


3. « Que ton règne vienne »

Le règne de Dieu, c'est l'exercice de sa souveraineté.

Demander sa venue signifie :

Seigneur, règne sur ma vie, règne sur ton Église et fais avancer ton règne dans le monde.

Cette demande possède également une dimension eschatologique : nous attendons le plein établissement du règne de Dieu à la fin des temps.

Le chrétien vit donc entre un règne déjà commencé et un règne encore attendu dans sa plénitude.

En Jésus-Christ, le Royaume s'est approché ; pourtant nous continuons à prier :

« Que ton règne vienne ! »


4. « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »

C'est peut-être l'une des demandes les plus exigeantes.

Nous ne demandons pas :

« Seigneur, fais ce que je veux. »

Nous demandons :

« Seigneur, fais que ta volonté soit accomplie. »

Et Jésus ajoute : « sur la terre comme au ciel ».

Cela signifie que nous désirons que l'obéissance qui caractérise les réalités célestes devienne également la réalité de notre monde.

Mais cette demande commence encore une fois par nous-mêmes :

« Seigneur, rends-moi capable de vouloir ce que tu veux. »

Elle rejoint merveilleusement la prière de Jésus à Gethsémani :

« Non pas ma volonté, mais la tienne. »
(Luc 22,42)

Le Notre Père nous conduit donc progressivement de « Dieu, donne-moi » à « Dieu, transforme-moi pour que je veuille ce que tu veux ».


Les trois demandes suivantes : nos besoins

Après avoir placé Dieu au premier rang, Jésus nous apprend à présenter nos besoins.

5. « Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour »

Le pain représente évidemment la nourriture et, plus largement, ce qui est nécessaire à notre existence.

Remarquons le mot « aujourd'hui ».

Jésus ne nous apprend pas à demander :

« Donne-moi tout ce dont j'aurai besoin pour les vingt prochaines années. »

Il nous apprend à recevoir le pain d'aujourd'hui.

Il y a ici une invitation extraordinaire à la confiance.

Dieu nous demande de vivre dans une dépendance quotidienne à son égard.

Cela rappelle la manne donnée aux Israélites dans le désert : chaque jour, Dieu pourvoit.

Le pain est également devenu, dans la tradition chrétienne, riche de résonances eucharistiques : Jésus est lui-même le pain de vie (Jean 6).


6. « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

Nous arrivons au cœur de la relation avec Dieu et avec les autres.

Nous demandons d'abord :

« Pardonne-nous. »

Le Notre Père suppose donc que nous reconnaissons que nous avons besoin du pardon de Dieu.

Mais il introduit immédiatement une seconde réalité :

« comme nous pardonnons aussi ».

Il existe un lien profond entre le pardon reçu et le pardon donné.

Cela ne signifie pas que nous achetons le pardon de Dieu en pardonnant aux autres. Le pardon divin demeure une grâce.

Mais celui qui demande sincèrement :

« Père, pardonne-moi »

ne peut pas en même temps vouloir vivre dans une logique permanente de vengeance et de refus du pardon.

Jésus développera lui-même cette idée immédiatement après le Notre Père :

« Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. »
(Matthieu 6,14)

Le Notre Père nous oblige donc à regarder à la fois vers Dieu et vers notre prochain.


7. « Et ne nous laisse pas entrer en tentation »

Cette phrase demande une petite explication.

Elle ne signifie évidemment pas que Dieu chercherait à nous pousser au péché. Jacques dit clairement :

« Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise : C'est Dieu qui me tente. »
(Jacques 1,13)

La demande signifie plutôt :

« Seigneur, lorsque vient l'épreuve et la tentation, garde-nous de succomber. »

C'est une prière d'humilité.

Nous reconnaissons que nous ne sommes pas invulnérables.

Même quelqu'un qui se croit très solide peut tomber.

Le chrétien ne dit donc pas :

« Je suis suffisamment fort pour résister. »

Il dit :

« Seigneur, garde-moi. »

C'est une attitude profondément biblique.


8. « Mais délivre-nous du Mal »

La dernière demande nous conduit encore plus loin.

Le terme grec de Matthieu 6,13 — τοῦ πονηροῦ (tou ponêrou) — peut être compris comme « du mal » ou « du Mauvais ».

C'est pourquoi les traductions peuvent avoir une nuance différente.

La demande peut donc être comprise à deux niveaux :

« Délivre-nous du mal »

et

« Délivre-nous du Mauvais », c'est-à-dire du Satan.

Cela correspond à l'ensemble du Nouveau Testament : le chrétien est engagé dans un combat spirituel et demande à Dieu de le protéger contre les puissances du mal.

Mais il ne prie pas avec terreur.

Il prie avec confiance, parce que Dieu est son Père.


Une progression remarquable

On peut observer une véritable architecture du Notre Père :

Dieu

Ton nom
Ton règne
Ta volonté

Nous

Notre pain
Notre pardon
Notre protection

Autrement dit :

Dieu d'abord, puis nous-mêmes et notre prochain.

Et même lorsque nous parlons de nous-mêmes, nous ne disons jamais « donne-moi », mais :

« donne-nous »
« pardonne-nous »
« délivre-nous »

Le Notre Père nous arrache donc à l'individualisme.


Une école de dépendance

Il y a aussi une très belle progression spirituelle :

Je reconnais Dieu comme Père.
↓
Je désire que son nom soit glorifié.
↓
Je désire que son règne vienne.
↓
Je désire que sa volonté s'accomplisse.
↓
Je lui confie mes besoins.
↓
Je reconnais mon péché et demande son pardon.
↓
Je m'engage à pardonner.
↓
Je reconnais ma faiblesse devant la tentation.
↓
Je demande à Dieu de me délivrer du mal.

C'est donc beaucoup plus qu'une simple liste de demandes.

C'est un chemin qui transforme celui qui prie.


Et surtout : « Notre »

Je trouve que ce petit mot mérite une attention particulière.

Jésus aurait pu nous apprendre :

« Mon Père… donne-moi… pardonne-moi… délivre-moi… »

Il nous enseigne :

« Notre Père… donne-nous… pardonne-nous… délivre-nous… »

Même lorsque je prie pour mes propres besoins, je suis placé dans une communauté.

Cela rejoint directement ce que tu évoquais récemment à propos de Jean 13,35 et de Galates 6,10 : la foi chrétienne ne peut pas être séparée de l'amour concret des frères et sœurs.

Le Notre Père nous apprend ainsi à dire :

« Je ne suis pas seul devant Dieu. Je suis un enfant parmi les enfants de Dieu. »

Et c'est peut-être l'une des plus belles définitions de la prière chrétienne : entrer devant Dieu comme un enfant devant son Père, mais jamais comme un individu isolé de ses frères.

samedi 4 juillet 2026

La prière du Notre Père et les vaines redites, par ChatGPT

comment concilier prière du notre père avec l'interdiction de multiplier les vaines redites

C'est une question classique d'exégèse. À première vue, il y a une tension entre deux passages du même chapitre de l'Évangile selon Matthieu :

  • Évangile selon Matthieu 6:7 : « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. »
  • Puis, juste après, en Matthieu 6:9 : « Vous donc, priez ainsi : Notre Père... »

Comment Jésus peut-il interdire les répétitions puis donner une prière que les chrétiens récitent depuis deux mille ans ?

Le problème n'est pas la répétition en elle-même

Le texte grec n'interdit pas de répéter une prière. Le verbe employé (battalogeō) est rare et signifie probablement « rabâcher », « bredouiller », « accumuler des paroles inutiles ».

Jésus critique l'idée que la quantité des mots ou leur répétition oblige Dieu à répondre.

Autrement dit, il condamne une conception presque magique de la prière.

Le contexte est déterminant

Jésus ajoute :

« Ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez » (Mt 6:7-8).

Le problème n'est donc pas :

  • une prière longue,
  • une prière répétée,
  • une prière liturgique,

mais la croyance que l'abondance des paroles produit automatiquement l'exaucement.

Jésus lui-même répète des prières

Dans Évangile selon Matthieu 26:44, au jardin de Gethsémané :

« Il s'éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. »

Jésus ne se contredit donc pas. Il répète une même prière avec sincérité.

De même, dans Livre des Psaumes 136, le refrain :

« Car sa miséricorde dure à toujours »

revient vingt-six fois.

Les répétitions peuvent donc être parfaitement légitimes lorsqu'elles expriment la foi.

Le Notre Père : modèle ou formule ?

Depuis les premiers siècles, deux compréhensions coexistent.

  1. Comme modèle de prière : chaque demande sert de guide (« que ton nom soit sanctifié », « que ta volonté soit faite », etc.).
  2. Comme prière à réciter : puisque Jésus dit « priez ainsi », beaucoup d'Églises comprennent qu'il est bon de réciter cette prière, à condition qu'elle soit dite avec foi et intelligence.

Ces deux usages ne s'excluent pas.

La distinction essentielle

On peut résumer ainsi :

  • Répétition sincère : bonne.
  • Répétition mécanique : mauvaise.

Le Notre Père récité chaque jour n'est pas une « vaine redite » si chaque parole est réellement adressée au Père.

En revanche, le réciter machinalement, sans attention, simplement parce que l'on pense accumuler des mérites, correspond davantage à ce que Jésus critique.

Comment des théologiens protestants comme Henri Blocher comprennent ce passage

Henri Blocher insiste généralement sur le fait que la prière chrétienne est une relation filiale avec Dieu. Parce que Dieu est Père et qu'il connaît déjà nos besoins, la prière n'a pas pour but de l'informer ni de le convaincre par la quantité de mots. Le Notre Père est avant tout un modèle qui ordonne nos priorités : la gloire de Dieu, son règne, sa volonté, puis nos besoins quotidiens, le pardon et la protection.

Ainsi, pour Blocher, il n'y a pas de contradiction : Jésus condamne le verbalisme religieux, non les prières répétées avec foi. Le Notre Père est un exemple de prière sobre, dense et centrée sur Dieu, qui peut être aussi bien méditée que récitée, pourvu qu'elle ne devienne pas une formule vide de sens.

dans un de ses cours, Louis Schweitzer encourage à prier le Notre Père

Oui, cela est tout à fait cohérent avec l'enseignement de Louis Schweitzer.

Louis Schweitzer encourage en effet la récitation du Notre Père, mais il ne la présente pas comme une formule magique ni comme une obligation mécanique. Sa compréhension s'inscrit dans une tradition protestante classique :

  • Le Notre Père est la prière que Jésus a lui-même enseignée à ses disciples.
  • Il constitue un modèle de prière, qui éduque le croyant à désirer ce que Dieu veut : la sanctification de son nom, la venue de son règne, l'accomplissement de sa volonté, puis les besoins quotidiens, le pardon et la protection.
  • Il est également une prière liturgique légitime, que l'Église peut réciter ensemble.

Schweitzer souligne généralement que le danger dénoncé par Jésus en Matthieu 6:7 n'est pas le fait de redire une même prière, mais l'attitude intérieure. Une prière peut être répétée et rester authentique si elle est portée par la foi et l'attention. À l'inverse, une prière entièrement improvisée peut devenir tout aussi vide si elle n'est qu'un flot de paroles.

Il est d'ailleurs significatif que Jésus ne dise pas simplement : « Priez sur ce modèle », mais : « Vous donc, priez ainsi » (Mt 6:9). Cette formulation a conduit de nombreux chrétiens, dès les premiers siècles, à considérer le Notre Père comme une prière à réciter aussi bien qu'un modèle à développer.

Cette position est largement partagée dans le protestantisme évangélique francophone. Henri Blocher, par exemple, ne voit pas de contradiction entre Matthieu 6:7 et la récitation du Notre Père : ce que Jésus condamne, ce sont les « vaines redites » (battalogeō), c'est-à-dire les paroles répétées machinalement ou avec l'idée qu'elles auraient une efficacité par elles-mêmes. Le Notre Père, récité avec intelligence et foi, n'entre pas dans cette catégorie.

On pourrait résumer la pensée de Schweitzer ainsi :

  • Oui à la récitation du Notre Père.
  • Non à une récitation automatique, dépourvue d'engagement du cœur.
  • Oui à son utilisation comme école permanente de la prière.

C'est une approche qui rejoint celle de nombreux réformateurs, notamment Jean Calvin, qui recommandait lui aussi de prier régulièrement le Notre Père tout en méditant chacune de ses demandes.

Je trouve d'ailleurs que cette question met en lumière une distinction importante dans la théologie de la prière : la différence entre la forme et l'intention. Jésus ne s'oppose pas aux formes de prière ; il s'oppose à l'idée que la forme, à elle seule, produirait un effet sur Dieu.

On pourrait résumer ainsi :

  • Le Notre Père : une prière parfaite, donnée par Jésus lui-même.
  • Les vaines redites : des paroles répétées parce qu'on pense que leur multiplication les rend efficaces.
  • La prière chrétienne : une relation filiale avec le Père, fondée sur la confiance plus que sur la quantité de mots.

Cette distinction permet aussi de comprendre pourquoi la Bible contient des prières répétées :

  • Jésus répète sa prière à Gethsémané.
  • Les Psaumes utilisent fréquemment des refrains.
  • Les anges répètent continuellement : « Saint, saint, saint » (Livre d'Ésaïe 6:3 ; Apocalypse 4:8).

La répétition devient problématique non lorsqu'elle est fréquente, mais lorsqu'elle est vide de foi, d'attention ou de confiance.

mercredi 30 septembre 2026

Que dire à un catholique pour le convaincre de prier directement Dieu le Père sans intermédiaire comme Marie par exemple? Réponse par ChatGPT prompté par Zénas

que dire à un catho pour le convaincre qu'il faut prier Dieu directement sans passer par l'intermédiaire de marie

Si tu veux dialoguer avec un catholique sans caricaturer sa doctrine, le plus solide est de partir de la Bible et de distinguer l’intercession de Marie de l’accès à Dieu.

Tu peux lui dire en substance :

« Je comprends que, dans la foi catholique, Marie puisse intercéder pour les croyants. Mais je ne vois pas dans le Nouveau Testament que nous devions passer par elle pour nous adresser à Dieu. Au contraire, Jésus nous apprend à prier directement le Père : “Notre Père qui es aux cieux…” (Mt 6,9).

Le Christ lui-même nous ouvre directement l’accès à Dieu : “Par lui, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit” (Ép 2,18). Et Hébreux 4,16 nous invite à nous approcher directement “avec assurance du trône de la grâce”.

Surtout, 1 Timothée 2,5 affirme : “Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme.” Si le Christ est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes, pourquoi aurais-je besoin d'un autre intermédiaire pour aller vers Dieu ?

Je peux donc respecter profondément Marie comme mère de Jésus et modèle de foi, tout en m'adressant directement à Dieu par Jésus-Christ. »

Un argument particulièrement fort

Tu peux aussi lui rappeler Jean 16,23 :

« En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. »

Jésus ne dit pas : « demandez à Marie de demander au Père pour vous ». Il enseigne à ses disciples à demander directement au Père, en son nom.

Et Jean 14,6 donne le fondement christologique :

« Nul ne vient au Père que par moi. »

Donc, dans une perspective évangélique, la formule peut être très simple :

Nous ne venons pas au Père par Marie ; nous venons au Père par le Fils, dans l'Esprit.

Cela dit, le catholique répondra probablement que Marie n'est pas une médiatrice concurrente du Christ, mais qu'elle intercède comme les saints intercèdent pour nous. C'est là que se situe réellement le débat théologique.

moi je pense aussi qu'on peut dire en substance que les époux s'adressent directement l'un à l'autre sans passer par des intermédiaires donc avec Dieu c pareil on lui parle directement parce qu'on l'aime

Oui, et c'est même un très bel argument, parce qu'il ne repose pas seulement sur une règle théologique mais sur la nature même de la relation avec Dieu.

Tu pourrais le formuler ainsi :

« Quand deux époux s'aiment, ils se parlent directement. Ils peuvent bien sûr demander à quelqu'un de transmettre un message dans certaines circonstances, mais ils n'ont pas besoin d'un intermédiaire pour dire à l'autre : “Je t'aime”, “merci”, “aide-moi”, “pardonne-moi”.

Avec Dieu, c'est encore plus vrai : Dieu n'est pas simplement un souverain auquel nous devons faire parvenir des requêtes ; il est notre Père, et nous sommes appelés à vivre avec lui une relation personnelle d'amour. Jésus nous apprend justement à dire directement : “Notre Père”.

Je comprends donc que Marie puisse prier pour nous, mais je ne ressens pas le besoin de passer par elle pour parler à Dieu. Si j'aime Dieu, j'ai envie de lui parler directement. Et puisque Jésus-Christ nous a lui-même ouvert l'accès au Père, je peux aller directement vers Dieu par le Christ, dans l'Esprit Saint.

Pour moi, la prière directe n'est donc pas un manque de respect envers Marie : c'est simplement la conséquence de l'amour filial que Dieu veut avoir avec ses enfants. »

L'image des époux est particulièrement parlante : elle permet de montrer que la prière n'est pas d'abord une procédure pour obtenir quelque chose de Dieu, mais une relation personnelle avec celui qu'on aime.

lundi 29 juillet 2024

La prière adressée à Dieu le Père, la vie de l'Esprit

A qui doivent s'adresser nos prières, notre prière?

La prière s'adresse au Père, par le Fils et avec le secours du Saint-Esprit.

Prier le Saint-Esprit est théologiquement correct car l'Esprit-Saint est Dieu et il reçoit même adoration que le Père et le Fils.

Cependant, l'usage biblique est de prier Jésus-Christ mais surtout le Père : quand Jésus enseigne à ses disciples comment prier il dit : « Père » (Lc 11.2) ou encore, « Notre Père » (Mt 6.9).

Voici une vidéo claire, précise et juste, de 5 minutes à ce sujet par le Docteur en théologie Alain NISUS, pasteur et théologien évangélique baptiste :

https://www.youtube.com/watch?v=BZOxIjec5E4&t=11s

La prière doit être quotidienne si possible, le matin ou le soir.

La prière quotidienne permet la croissance spirituelle du croyant qui tend vers la sanctification et la perfection (Mt 5.48) à l'image de Dieu qui est trois fois saint. Sur ce, il convient de rappeler que la perfection n'est pas de ce monde.

La prière  permet aussi la gestion de nos émotions, surtout la prière du soir pour faire le bilan et revisiter sa journée :

https://theologie-chretienne-oecumenique.blogspot.com/2025/07/la-gestion-des-emotions-avec-dieu-et.html

La prière, donc, commence par une courte demande à Dieu pour faire silence afin d'écouter sa voix.

« Seigneur, aide-moi à faire silence pour écouter ta voix. »

Elle est suivie d'une lecture d'un paragraphe de la Bible.

Par exemple, pour chaque jour, un paragraphe dans la Bible du Semeur 2015. On peut lire au hasard un paragraphe dans chaque livre biblique : le premier jour on lit au hasard une péricope dans la Genèse, le lendemain on lit un paragraphe au hasard dans le livre de l'Exode, le jour suivant dans le livre du Lévitique etc jusqu'à l'Apocalypse puis on recommence dans la Genèse, puis dans Exode etc.

Cette lecture (ne pas hésiter à lire et relire plusieurs fois le passage biblique) doit servir de tremplin pour la prière pour moi et mes besoins. Cela se fait par associations d'idées, ou si je suis frappé par un mot du texte ou une phrase ou une idée. On peut aussi mentaliser, avec ses cinq sens, des scènes des évangiles ou d'autres récits de l'Ancien Testament. Bref, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux dans et pour la prière de chaque jour.

Il s'agit de comprendre le texte « en gros », de façon superficielle et pas de façon approfondie. En effet, il existe deux types de lecture de la Bible.

Le premier type est une lecture non approfondie, intuitive et spirituelle, où on comprend le texte de façon superficielle et non de façon savante.

Le second type de lecture de la Bible est une lecture savante. Il s'agit ici de lire le texte, de l'analyser, de le décortiquer au niveau littéraire, on met tous ses moyens, toute son intelligence pour comprendre le message communiqué par Dieu et ce à l'aide de commentaires bibliques, de l'exégèse, de l'herméneutique, de la théologie etc.

On peut prier donc dans cet ordre : pour soi, ensuite pour sa famille, pour son Eglise locale, et enfin pour le monde.

Enfin, on peut terminer sa prière par un notre Père, la lecture d'un psaume, pour apprendre à faire « mes gammes » dans la prière et d'une page du livre des Proverbes pour apprendre la sagesse de Dieu, la crainte de Dieu et le comportement sain, juste, adéquat et pertinent vis-à-vis du prochain.

https://theologie-chretienne-oecumenique.blogspot.com/2024/07/la-belle-priere-du-notre-pere-mt-6-et.html

D'un point de vue théologique, la prière est une cause seconde que Dieu inclut dans son plan qui est cause première.

 « Priez sans cesse. » (1 Th 5.17) :

« La vie est une prière. » : 1 Tm 2.1-2 :

Je recommande en tout premier lieu que l'on adresse à Dieu des demandes, des prières, des supplications et des remerciements pour tous les hommes. 2 Que l'on prie pour les rois et pour tous ceux qui sont au pouvoir, afin que nous puissions mener, à l'abri de toute violence et dans la paix, une vie qui exprime, dans tous ses aspects, notre attachement à Dieu et qui commande le respect.


La prière de Zénas à tous moments :

1 - Je t'adore

2 - Pardon

3 - Merci

4 - Au secours

La prière universelle personnelle de Zénas

 Je termine mon moment de prière quotidien par une prière universelle dont voici la teneur :

- les souffrants et les malades

- les handicapés et les victimes

- les pauvres et les misérables

- les prisonniers et les malfaiteurs

- les politiques, les fonctionnaires, les forces de l'ordre ou FDO, les soignants, les scientifiques (des sciences sociales et exactes), les travailleurs, les bénévoles, les forces de la paix etc

Et enfin, cerise sur le gâteau, je termine par un Notre Père prié lentement, très lentement en faisant une pause entre chaque clause de cette prière suprême que le Christ nous a enseignée de sa bouche même!


La prière du Notre Père :

https://theologie-chretienne-oecumenique.blogspot.com/2024/07/la-belle-priere-du-notre-pere-mt-6-et.html

https://theologie-chretienne-oecumenique.blogspot.com/2026/08/variations-thematiques-autour-du-notre.html


Voici la partie finale d'une prédication d'Alain Nisus sur Rm 8 qui m'inspire beaucoup et que je pratique chaque jour avec bonheur :


« La vie selon l'Esprit


[…]


Chaque chrétien est le temple du Saint-Esprit et il est appelé à vivre par l'Esprit, à se laisser conduire et inspirer par lui mais alors comment entretenir cette façon de vivre, comment entretenir sa relation avec Dieu ?

D'abord par la méditation de l'Écriture. Il y a cet exercice à faire, quotidiennement si on peut, c'est une discipline en tout cas, de mettre un temps régulier à part pour se recueillir, pour faire silence en soi, en son cœur, demander à Dieu de faire taire en nous le tumulte de la journée, afin de pouvoir écouter sa voix. On lit ensuite un texte biblique, peut-être à l'aide d'un guide de lecture par exemple.

Il y a différents temps de lecture, différentes façons de lire la Bible.

Il y a la lecture savante, la lecture approfondie, rigoureuse du texte, où l'on essaie de dégager le sens précis d'un texte. Pour le faire, il faut utiliser toutes les ressources et les instruments à notre disposition.

Mais il y a aussi une lecture plus immédiate du texte. Dans cette approche du texte, on ne comprend pas forcément tout mais il y a telle ou telle parole qui nous touche, qui nous marque, même si elle est extraite du contexte. Dans la méditation, dans cette lecture plus immédiate, on reçoit le texte, on le laisse faire écho en nous, on le fait résonner en nous et à l'aide de ce texte on fait un travail sur soi c'est à dire qu'on se fait visiter par ce texte, on fait ce texte visiter notre vie. On n'essaie pas de scruter le texte comme dans une étude savante, mais on se scrute soi à la lumière de ce texte. Si vous voulez, dans cette approche, c'est la lecture actuelle du texte qui importe : que me dit-il, quelle application puis-je en faire ? Comment s'applique-t-il à ma situation, à mon vécu ? Que me dit Dieu par ce texte sur moi, sur ma vie ? Cette approche du texte est légitime à deux conditions : qu'elle soit complétée par une approche plus savante du texte et deuxièmement qu'on ne confonde pas le sens d'un texte et l'application d'un texte. Que veut m'enseigner le Seigneur sur ma vie de foi, que m'inspire ce texte, comment m'interpelle-t-il, m'encourage t-il, m'exhorte-t-il, me reprend-t-il ? Tout cela fait partie de l'application. Dans sa méditation du texte, on ne comprend peut-être pas toutes ses nuances mais on le comprend « en gros » ou peut-être que tel ou tel verset voire tel mot peut me parler, me toucher. Cette approche du texte pourvu qu'elle ne soit pas la seule, pourvu qu'elle soit aussi régulièrement complétée par une lecture plus savante peut être bénéfique mais ce qui est le plus important, c'est que notre étude du texte, qu'elle soit savante ou immédiate, puisse alimenter notre vie de prière et c'est là la deuxième chose à dire pour cultiver sa vie dans l'Esprit : elle passe par une vie de prière.

Après avoir reçu un texte dans son moment de recueillement, on peut en faire un tremplin pour notre prière c'est-à-dire qu'on prie avec le texte qu'on a reçu, on prie en fonction des échos que ce texte a eu en nous. On présente alors au Seigneur son cœur dans la transparence, dans l'intimité. Ensuite, dans un deuxième temps de prière, on peut présenter sa journée à Dieu, faire le bilan, revivre peut-être la journée avec ses moments forts, avec nos attitudes, nos faiblesses et laisser la lumière de Dieu visiter cette journée afin qu'il nous pardonne, nous encourage, nous console, nous reprenne là où nous avons besoin de l'être. Si c'est le matin, on présente la journée au Seigneur, les rendez-vous importants, les moments forts ou difficiles qui doivent se présenter ou peut-être aussi dans sa banalité quotidienne. Dans un troisième temps, sa prière peut se faire intercession. On présente au Seigneur ses besoins spécifiques, ses besoins propres, ceux de sa famille, de son Église, du monde.

Je crois que là est le secret d'une vie spirituelle qui vise la croissance. Il y a une discipline, un effort à faire pour cultiver sa vie spirituelle et cela dépend de la relation, du temps passé avec Dieu.

Toujours pour cultiver sa vie spirituelle il y a la vie communautaire, la vie d'Église. On se rappelle que Dieu veut que l'Église existe, il prend plaisir aux rassemblements de ses enfants, cela réjouit son cœur de Père. L'Église fait partie intégrante du plan de Dieu. Nous sommes tellement individualistes que nous avons tendance à l'oublier mais c'est une vérité biblique : Dieu veut l'Église. Jésus meurt non seulement pour nous laver de nos péchés mais aussi pour que l'Église puisse exister. Mépriser l'Église c'est mépriser la mort du Christ. Dieu veut donc l'existence de l'Église mais la vie d'Église entretient aussi notre foi. Si l'on veut que le morceau de bois continue à brûler, il faut le laisser avec les autres bouts de bois, chacun s'entraide, s'encourage mais un bout de bois qu'on retirerait du feu et qu'on isolerait brûlerait quelque temps mais en restant avec les autres braises on continue à brûler.

Amen. »


Enfin : une indication de lecture :

https://www.xl6.com/articles/9782914144599-les-chemins-de-la-vie-spirituelle-esquisse-d-une-spiritualite-protestante

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